L’équivoque des images et la représentation de la profondeur

 

L’écran plat de vos machines suffit à faire comprendre les réussites et les échecs de la représentation spatiale du réel.
Pas besoin de lunettes 3D ou d’écrans spéciaux et spatiaux : votre cerveau devrait suffire.

Des figures équivoques.

Quoiqu’on fasse, quoiqu’on dise, l’espace de l’image sera toujours en deux dimensions. La troisième dimension du réel peine ainsi à être représentée en dessin, peinture ou photographie. Certaines figures ambiguës et la quasi totalité des figures impossibles marquent et naissent de cet écart : l’irréductible passage des trois dimensions du monde aux deux dimensions de l’image.

Les psychologues de la perception étudient ces figures afin de comprendre la construction mentale de l’espace opérée par nos systèmes cognitifs.
Mais, le plasticien doit, quant à lui, se contenter de rechercher les moments où la mise en oeuvre des moyens de la représentation échoue à rendre compte d’une profondeur acceptable et univoque à la surface de l’image. Pour cela, il se doit de rechercher les mécanismes plastiques qui rendent compte de ces échecs.
Il s’avère alors que l’alignement équivoque, la superposition incertaine et le contact ambigu permettent d’expliquer et de regrouper la plupart des figures ambiguës et l’ensemble des figures impossibles connues.
Voila donc les trois catégories plastiques qu’il vous sera impossible d’éviter si vous parcourez les pages de ce site.