Quand on souhaite implanter un escalier chez soi, peut-on faire toutes les demandes ou l’escaliéteur respecte-t-il une formule bien précise et pourquoi ?
Escalier : la formule qu’appliquent les escaliéteurs pour en fabriquer
Certainement que dans les rêves ou dans les films loufoques, nous pouvons voir des escaliers qui ne mènent nulle part, des marches dont la hauteur diffère, voire des escaliers sans rampe au-dessus d’un vide vertigineux.
On a alors peur de tomber, on éprouve de la difficulté à gravir les marches. Sans doute qu’il existe une explication à toutes ces pensées et qu’un psychiatre se ferait une joie d’expliquer que cela peut avoir un rapport avec l’ascension sociale, l’impression de se trouver devant un obstacle insurmontable etc…
Heureusement, dans la réalité, un escaliéteur se base sur une formule ; qui se fonde sur la loi de Blondel inventée au XVIIème siècle et que l’on utilise donc encore aujourd’hui comme la référence pour la fabrication d’un escalier, même sur-mesure.
Cela ne risque donc pas d’arriver et tout est fait pour que les escaliers ; quelle que soit leur forme soient agréables et beaux.
Avant cette invention, on peut dire que les escaliers étaient des constructions peu sécuritaires qui tiraient parti au mieux de l’endroit où elles devaient se situer.
La loi de Blondel tire à profit de la hauteur de marche (h) et du giron ((g) ; c’est-à-dire de sa profondeur ; pour élaborer toutes les marches d’un escalier. La formule est donc la suivante : M (pas de foulée) = 2h + g. Quel que soit l’escalier que l’escaliéteur doive fabriquer, le résultat doit se situer entre 60 et 64 cm. Mais concrètement à quoi servent cette formule et ce calcul ?
Pourquoi utiliser une formule pour fabriquer des escaliers ?
La formule de Blondel a été imaginée pour rendre un escalier confortable ; c’est-à-dire pour calculer le pas adéquat pour un escalier.
Une personne qui l’emprunte, que ce soit pour le montrer ou le descendre, ne doit pas « réfléchir » à ce qu’elle fait. Cette hauteur de marche tient compte du mouvement qu’il peut faire en hauteur pour lever son pied pour que cela lui semble naturel. On comprend donc que des marches trop hautes ne conviendraient pas, tout comme il n’est pas naturel et peu aisé de monter un escalier de meunier trop raide.
Ce type d’escalier bien entendu existe encore et se veut parfait pour accéder à des combles non-aménagés. Mais il n’est pas recommandé pour un usage courant, comme c’est le cas quand on installe une telle structure pour se rendre dans son ou ses étages.
Même en rénovation, il est possible de faire installer un escalier qui respecte une telle loi, même si parfois des travaux sont nécessaires pour modifier la trémie existante voire la déplacer, en savoir plus.
Enfin, que l’on veuille un escalier en bois ou dans d’autres matériaux, la loi de Blondel ou toute autre norme de sécurité sera toujours respectée par un escaliéteur consciencieux dont le travail consiste à fournir le plus bel escalier, sans que ce dernier représente un danger.
Comment choisir le meilleur matériau ? Il en existe plusieurs et chacun présente ses caractéristiques et ses petits défauts. Mais il est important de les connaitre pour faire le choix le plus judicieux car un escalier est installé pendant des décennies.
Entretien pour qu’il reste beau, chaleur sous les pieds, confort d’usage, possibilité de remplacer une marche au lieu de la structure toute entière mais aussi personnalisation possible et prix sont autant d’éléments entre autres à considérer pour prendre le meilleur escalier pour sa maison ou son appartement.